jeudi 11 avril 2013

L'émergence des circuits courts dans l'alimentation


Si je vous dis "produits alimentaires", vous pensez "cheval", "vache folle", "traçabilité déficiente"... Chacune de ces crises a fait les Unes de tous nos médias durant des mois. Pourtant, aussi grâce à cette sur-médiatisation, depuis une dizaine d'année, de nombreuses initiatives locales et variées proposent un schéma innovant et ancré dans les territoires, même à Paris !
Paris. Une cinquantaine de restaurants viennent de s'engager à cuisiner majoritairement avec des produits issus dans les 5 000 exploitations agricoles d'IDF.
Gers. Depuis 2010, le Conseil Général sert 6 500 repas quotidiens aux collégiens en favorisant les circuits courts pour l'achat des matières premières. Avant : 95% de la viande provenait de l'étranger. Aujourd'hui, les collégiens mangent de la charolaise locale, de la mirandaise ou de la blonde d'Aquitaine. Résultats : économies, limitation des gaz à effet de serre, économie locale confortée...
PACA. Sandrine Catoire a fondé Ma Terre en 2004. En 2013, elle alimente 9 000 personnes (1200 commandes chaque semaine) avec des produits strictement produits dans un rayon de 150 km. Julie Ducret a créé Pulpe de Vie et fabrique déjà 11 produits de soin pour femmes produits à partir de fruits locaux. 4 000 produits ont déjà été vendus. Dépêchez-vous, c'est le mois du Pamplemousse !
France. Né à Forcalquier il y a vingt ans, le label "Bistrots de Pays" compte désormais 248 bistrots qui ne s'alimentent qu'avec des produits du terroir. Un quart d'entre eux vendent directement les produits dans le restaurant. Les villageois viennent par amour de leur Pays et... les touristes adorent... Source : Les Echos 2 avril 2013

La Rochelle. J'ai visité il y a sept ou huit ans une PME dynamique créée en 1993 (Léa Nature) qui s'est lancé dans le BIO rapidement et qui avait une cinquantaine d'employés. Ils sont plus de 500 aujourd'hui. La marque est présente dans de nombreuses enseignes en France et sans doute à l'étranger. Le patron était charismatique, avait déjà intégré la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) à tous les niveaux de son entreprise. Le turn-over était quasi nul. On sentait les employés fiers de leur entreprise. N'est-ce pas à ces personnes que devraient aller les légions d'honneur qui ornent trop souvent un petit groupe de happy few qui s'auto-congratulent ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire