lundi 27 mai 2013

L'optimisme théorisé dans le pays du pessimisme ambiant !

Philippe Gabilliet, le "chantre de l'optimisme", invité récemment par le CJD de Cognac, a développé une théorie devant un auditoire conquis...



Professeur de « leadership » à l’ESCP, auteur, consultant, coach... Surtout connu comme « chantre de l’optimisme », Philippe Gabilliet est en effet le président de la Ligue des optimistes de France, « branche française d’un think tank européen de plus de 2000 membres, dont le but est de fédérer les citoyens autour de la promotion de l’optimisme comme outil ».

A Cognac, l’orateur a conquis son public dès les premières minutes, en faisant remarquer qu’il faut sans doute être un peu fou pour creuser la veine de l’optimisme en France, nation qui ressort toujours bonne première des nations pessimistes...

Dans ce contexte culturel a priori défavorable, qu’est-ce qu’un optimiste ? Gabilliet veut éviter le piège du manichéisme : « On le voit avec Voltaire, dans la pensée française l’optimiste est souvent assimilé au personnage de Candide. L’optimiste serait candide, naïf voire borné. Il serait celui qui dit que tout va bien quand tout va mal. Mais ce n’est pas aussi simple que cela !

L’optimiste, c’est plutôt faire l’hypothèse que même dans les pires situations, la vie reprendra son cours » nuance Gabilliet, qui résume l’optimiste par l’équation suivante : « Quelqu’un à la fois positif et actif ».
C’est à dire quelqu’un qui aime « optimiser », faire quelque chose de concret avec des matières premières, des compétences, des opportunités, quelque soient les contingences d’environnement... « L’optimiste annonce la possibilité du meilleur, il n’en a pas la certitude mais en énonce la possibilité. L’optimiste voit une issue en toute situation. Plutôt que de ressasser la crise, il préfère se dire que jamais il n’a été aussi près de la fin de crise » explique Gabilliet, citant un proverbe oriental : « Quand mon ami est borgne, je le regarde de profil ».

La définition étant posée, Philippe Gabilliet donne les clés de l’optimisme concret. Avertissant en préalable que tout n’est pas tout noir ou tout blanc et que « nous évoluons tous en permanence entre phases plus ou moins optimistes ou pessimistes », l’orateur explique que « l’optimisme, c’est comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais ! Le bon, qui fait avancer, et le mauvais, qui endort ».

Sources : Le Petit Economiste Poitou-Charentes

Voilà un discours qui a le mérite d'interroger nos attitudes individuelles et collectives, dans un pays qui a la chance de bénéficier de tant de dons de la nature ou de son passé : climat tempéré, nourriture et eau pour tous, paysages variés et souvent sublimes, histoire et patrimoine très riches...

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